In My Secret Life

Un blog, pour les femmes qui aiment les chats qui n'aiment pas les hommes qui n'aiment pas les chats qui ne font pas dans leur litière.

dimanche 29 juin 2008

Le retour de l'éphéméride

Bon on en était resté à jeudi?
Je risque d'en surprendre plus d'un, mais on va continuer avec vendredi.
(Wouah la claque!)

Vendredi
Je dors chez mon mec, je fais ma toilette, je veux prendre un vélib', ma carte ne passe pas, je pleurs dans le métro, une fille a une crise de claustro, ça me remonte un peu le moral, j'arrive chez moi, je range pour ma teuf du lendemain, je rejoins mes copines au grec et on va au Zèbre.
A Belleville, pas à Touari.
Super salle de concert, tout petit, mais tellement intime que tu peux t'allonger à même le sol avec ta bouteille de blanc bien frais et te laisser planer sur les rythmes envoûtants d'Holden et d'Arlt, ou Altr, ou Atlr, enfin ça commence par un A, y a un R un T un L quelque part.

Pour la petite anecdote, dans les toilettes de la salle y a un tableau noir où les spectateurs peuvent laisser leurs impressions. (Y a quelqu'un qui a mis « Atlr me fait chier » mais je suis SURE que c'est uniquement parce qu'il n'arrivait pas à écrire leur nom)
Caro, passée juste avant moi pour le chauffer le siège, avait écrit «
I love Madrid ».
L'égocentrée que je suis y a immédiatement vu une référence à nos vacances madrilènes et a cru faire preuve d'à-propos en signant un trucculent « I love my friends »
du bout de sa craie.
Sauf que.
Ce n'est que plus tard dans la soirée que je me suis rendue compte que Madrid était le nom d'une des chansons d'Holden et que je n'avais rien à voir avec la choucroute nantaise.
Fin de la petite anecdote.

Samedi

Alors samedi ma couille c'était quelque chose.
J'ai passé la journée à ranger et faire des travaux. J'avais vu les choses en grand. Personne ne croyait en moi. Les gens – Ben et Cléopâtre – me traitaient de folle.
Dix heures durant je n'ai cessé de ranger, trier, laver, essayer, bouger les meubles de places, les peindre, monter des étagères, faire la bouffe, tout ça une seconde de répit.
C'est du propre, D&Co et Un dîner presque parfait en une seule journée. Je vous dis pas le stress.
Résultats des courses à 21h les premiers invités étaient là, et moi j'étais encore en guenilles, ni maquillée, ni coiffée.
La honte ouais.
Bon la soirée en elle-même je ne vais pas m'attarder dessus, fallait y être, quoi.
J'ai adoré.
J'ai eu un collier de créateur, un superbe sac à main blanc, des macarons – classe quand même le lundi matin au taff quand j'ai sorti mon petit paquet Dalloyau alors que les autres se gavaient de merdes du distributeur de la salle de pause – on me donne du Madame maintenant, on me dit
vous – une chouette collection de CD, des fleurs des fleurs des fleurs (la Mode la Mode la Mode), une petit chaîne de cheville en argent, et surtout MA PLACE POUR FRANCIS CABREL!!!
Ouais!
Ah ça calme direct hein! On s'la pète un peu moins là tout de suite.

Dimanche
Des trucs fun

Lundi
D'autres trucs fun

Mardi
Des trucs funky

Mercredi
Des trucs fresh

Jeudi
Des trucs fun, funky fresh

Vendredi
J'ai mangé du riz, à midi.

Samedi
Anniversaire de mon cousin, rupture avec Beubeu, fête de ma musique.
L'une d'entre nous a fait pipi en bas de l'escalator du RER.
On a pris un verre en terrasse avec Ali Baddou.
Beubeu et moi même quand on se dit tu pues on ne peut pas dormir l'un sans l'autre alors on n'avait pas d'autres choix que de se réconcilier sur l'oreiller.
Un samedi somme toute bien classique.

Dimanche
Avec Beubeu on a été au ciné en velib' se marrer comme des Arméniens devant
« La personne au deux personnes ».

Lundi
Au taff j'ai eu 5h de direct sur 6.

Mardi
J'ai mis une robe mais il faisait chaud alors j'en ai acheté une autre.
Je me suis fait épiler, mais que les jambes. Parce que. Pas le temps. C'est le festival, toute cette pression...

Mercredi
La robe que j'avais foutu en boule dans mon sac la veille était super froissée, j'étais dégoûtée.
J'ai bu un verre avec LN et j'ai croisé un mec du taff à qui je n'avais jamais parlé et j'ai dit, je cite, «
oui, je profite bien du trottoir. »
La Turquie a perdu, entraînant avec elle mes rêves les plus fous de finale Sirtaki/Kazatchok.

Jeudi
J'ai pas aimé cette journée.

Vendredi

J'ai adoré cette journée.
Ben me laisse un message larme-à-l'oeil pour m'annoncer qu'il n'est pas pris pour le job, qu'il arrive chez moi et que j'ai intérêt à le sucer pour lui remonter le moral.
(Ouais ça va je le connais maintenant)
J'ouvre la porte, il me saute dans les bras, me fait tourner autour de lui, me jette en l'air trois fois, me lance dans un rock acrobatique endiablé, me pogote un bon coup avant de m'annoncer qu'il est pris pour le job.
Il voulait me le dire en face, pour voir ma réaction.
(J'ai une très mauvaise influence sur lui.)
Le soir, j'ai vécu un moment de malade. Je ne sais si j'en parlerai. Mais tout est devenu clair dans ma tête.

Fiou, on y est. J-2 avant la date d'aujourd'hui. Je vais bientôt pouvoir reprendre le cours normal de l'Histoire. Poster tous les jours ou presque. Ca va être génial, on va trop rigoler!



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mardi 24 juin 2008

Maîtresse oh ma maîtresse, Ne touche pas à mes tresses

Bordel je suis foutrement en retard dans mon effet, mes rides.
Entendez par là que le but ici c'est de laisser une trace de tous mes super souvenirs d'adolescente incandescente, de raconter ma vie au jour le jour, de tenir un journal de bord tel un Taberly en solitaire.
Sauf que j'ai jamais le temps - je fous rien hein mais comptabiliser tous les trucs relous que je m'épargne ça occupe sacrément - alors j'accumule les trucs à raconter en retard et finalement c'est contre-productif à mort.
(Et le premier qui note que je suis plus une ado depuis que Madonna a plus les seins tout pointus je lui fais bouffer le pot de guacamole maison qui pourrit joyeusement dans le frigo depuis mon anniversaire.)
Du coup là je veux juste faire un petit retour vers le présent - Michael J Fox a Parkinson - le pauvre - je me souviens d'une vanne de Jason Priestley dans le "OK Podium" d'octobre 1993 sur Michael J Fox, à qui on le comparait au vu de leurs origines canadiennes communes - il a dit "La différence entre Michael J Fox et moi, c'est quand même 20 cm!" - aujourd'hui J Fox a Parkinson, et Priestley doit bien regretter sa petite calomnie - surtout que J Fox, lui, a eu l'amabilité de jamais le vanner sur ses jeans qu'il remontait jusqu'aux aisselles dans "Beverly Hills"- enfin tout ça nous éloigne de notre actualité, puisque si je suis venue ici ce soir, c'est pour vous parler de ma vie. Vous dire un peu qui je viens. D'où je suis. Je suis une femme de couleurs. Ah ouais nan merde, le détail qui tue le plagiat.
En plus c'est pas pour être désagréable, mais le Jason il avait quand même une relation pseudo-équivoque avec le boudin de la promo, l'intello pauvre qui faisait style elle habitait le quartier pour pas aller en cours avec les déshérités. Donc bon. Pouet pouet camembert, comme qui dirait.

muhammed_ali_michael_j_fox
Whoopy Goldberg et Michael J Fox.
Photo prise par moi.

Donc là je vais aller me faire épiler, et comme j'ai pris pour habitude de vous prévenir, que c'est devenu comme une sorte de rendez-vous entre nous, le moment où je révèle à la face du monde que j'ai la touffe à Amy Winehouse entre les jambes - c'est ça qu'on aime bien chez moi, je ne suis jamais dans la séduction - eh bien j'ai pris un peu de mon temps de rien-foutage pour venir ici.
Vous pouvez donc noter dans vos agendas.
Mardi, 13h30, Tarama se fait épiler.
[Mardi, 15h49, la Wiifit de Tarama annonce 5,8 kilos en moins.]

PS: Depuis que les Bleus ont perdu, je rêve d'une finale Russie/Turquie.
C'est bien parti mon kiki.
(Vive la Russie libre)

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mardi 17 juin 2008

Ephéméride

La semaine avant-dernière, c'était vachement mieux. (Forcément.) (Pas dur.)
Je vais essayer de mettre à profit mon entrainement quotidien au près du Docteur Kawazaki pour vous restituer pêle-mêle la substantifique moëlle de mes dernières journées.

Lundi
Comme tout groupe de copines qui se respecte, Oua, Caro et moi nous sommes données rendez-vous pour voir Carrie, Miranda, Charlotte et les autres. Trois femmes averties en valant six, nous avions reservé nos places, Caro et moi grâce à nos carte UGC Illimité - on a dit ui au cinéma...- et Ouaoua grâce à ma carte bleue puisque comme son idole de toujours, Pépita, elle ne possède qu'une carte électron. (Ouais, je balance!)
Sauf que.
Caro ne connaissait pas la sacro-sainte loi du 1-10.
Soit, quand vous dites ui au cinéma, et que vous réservez via l'Internet, votre billet ne peut êtrer retiré aux bornes prévues à cet effet qu'entre 1h et 10minutes avant le début de la séance.
C'est le petit côté psycho-rigide de l'UGC Illimité.
On lui pardonne, il est tellement sympa.
Exceptionnellement à l'heure au rendez-vous, mon billet entre les dents, celui de Ouaoua roulé en cône entre mes cuisses pour me faire un faux micro-pénis, j'attendais donc Caro qui attendait donc Ouaoua qui bossant à côté mais ayant quitté son office bien avant s'en était allée en goguette à travers rues.
Une fois tout ce petit monde réuni devant les bornes prévues à cet effet, c'est un inflexible recalage qui vient mettre un terme à nos projets les plus fous. (Aller au cinéma, le rêve de toute une génération.)
Caro ne peut retirer son sésame.
- Trop tard! nous dit la borne prévue à cet effet.
- Tu es sûre ? Mais je ne connaissais pas la loi des 1-10 moi! supplie une Caro dégoûtée.
- M'en bats les reins. C'est trop tard je te dis. Tu n'obtiendras rien de moi.
- Dis donc la borne, tu es drôlement bornée!

Oui, tout ça pour ce jeu de mot.

Caro n'étant pas du genre à prendre un non pour une réponse, ni à s'en laisser conter, nous avons finalement pu avoir toutes trois des billets pour la séance suivante.
Le film, vous l'avez sans doute déjà vu, on passe un moment génial, quasi-jubilatoire. Et ce, malgré les incohérences - depuis quand peut-on quitter son mec de 5 piges qui s'est rasé les cheveux et tout et qui est beaucoup plus bonne que la plus bonne de tes copines sans même verser une larmichette...?....!!! -  les incompréhensions - mais combien de fois va-t-elle encore se laisser dévaster par ce vilain garnement...?...!!! et les rôles superflus - l'assistante, qu'on se demande du début à la fin qu'est-ce qu'elle fout là celle-là.
Rien que pour la scène des sushis, et celle de la tourista, le film vaut le détour.
Rien que pour se rappeler à quel point on a besoin de ses amies, aussi.

Nous

Je suis quand même sympa, j'ai pris Miranda.

Ensuite on voulait prendre des velib' mais y en avait nullepart alors on a marché des heures pour finir échouées sur le banc d'un arrêt de Noctilien au petit matin. (2h c'est petit, et techniquement, c'est le matin.)

Mardi
Alors là, aucun souvenir.
Y a eu un mardi la semaine avant-dernière?
Je ne crois pas, non.

Mercredi
Jour des sorties.
Rendez-vous fut pris avec ma copine Sté - chouette, un nouveau personnage! - pour se faire une petite toile.
Avec ma copine Sté, on ne fait que ça en fait. Aller au cinéma.
Mais attention, parfois, on peut aussi se faire un Quick après!
On a comme une espèce de contrat tacite quant au choix du film.
Une fois c'est elle, "Slackers", "American Pie 2", "Fausses Blondes Infiltrées", "L'invité"...
Une fois c'est moi. Que de l'oscarisable et de la Palme d'or.
La semaine dernière, nous avions vu "Battle in Seattle", qui pour la rime fut un peu comme une grosse claque dans ma gueule.
Réalisé par lui, qui vous m'excuserez du peu est quand même loin de ressembler à un petit pou.

filmmakers_img_stuart

Stuart Townsend. Beau, doué, intelligent, engagé. Marié avec Charlize Theron. Ouais, je sais, c'est dommage.
(j'adore les gens qui pensent réellement que si la personne était ni mariée ni gay ils auraient une chance avec.)
Bon donc cette fois-ci, nous avons vu "Cleaner".
Une bonne buse des familles.
Une merde.
A peine une demie-crotte.
J'ai même eu le temps de faire mentalement le tri de mes collants, par couleur et pas nombre de trous, ainsi que la liste des trucs à acheter pour ma soirée d'anniversaire.

Jeudi
C'était semaine cinéma, alors avec mon petit Ecureuil pour me changer les idées  - ça allait pas fort fort, faut dire la vérité - on s'est donnés rendez-vous sur les Champs. On s'est engueulés devant le Mcdo. J'ai pleuré au milieu de l'avenue. Il marchait à côté de moi sans trop savoir quoi faire, à part me dire "Je vais t'aider, je suis là". Ce qui est déjà énorme.
Ensuite nous avons vu "JCVD", et nous avons adoré.
Vraiment. Super original, mise en abîme, second degré, la totale quoi.
On a pris à emporter pour se baffrer à la maison comme des Américains, autant dire que la soirée fut une totale réussite.
Je mets 8 pour l'ambiance, et 9 pour la bouffe.


To be continued...

(Et si y en a qui passent par là, qui sont pas mal branchés spiritualité, karma, bonnes ondes, tout ça, qu'ils m'envoient toute leur force positive, que je transmette à mon Amoureux qui a un entretien dans une heure.)

Billet sponsorisé par UGC Illimité, les Vélib' et Sarah Jessica Parker, évidemment.

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jeudi 5 juin 2008

Johnny Hallyday avec femme brune à frange - la solution!

Jojo 

Il s'agit en fait de sa fille adoptive, Jade!
Que de buzz, mes aïeux...

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dimanche 1 juin 2008

Mon père était tellement de gauche

Clip des Fatals Picards - La Ferme. La musique, avec les images avec. Simplement à mourir de rire.

Enorme concert des Fatals Picards vendredi soir à l'Olympia - qui est un peu devenue notre salle à Ouaoua et moi, vu que ça fait deux fois qu'on y va.
Un truc de ouf, une ambiance de malade, je m'en suis toujours pas remise.
Le chanteur de No One Is Innocent qui se fait vanner entre deux chansons, et qui déboule sur scène comme une fleur, Didier Wampas en guest toujours aussi zébulonesque, des reprises de Trust et Indochine, un public survolté qui connaît tout par coeur, quel effet boeuf!
Même le chanteur était réussi.
Je le regardais, et je me disais, "non Ouaoua il a un catogan, tu n'as pas le droit de le trouver mignon." Ouaoua, au sortir du concert.
(J'adore cette structure syntaxique.)

Un putain de concert mémorable.

Et ça fait plaisir quand tu passes à la Fnac retirer tes billets - genre deux heures avant le concert alors qu'ils sont payés depuis trois mois - et encore, je suis fière de moi, j'y ai quand même pensé - ce qui ne m'a pas empêchée de les oublier chez moi et de m'en rendre compte une fois à Madeleine, ce qui nous a valu un aller-retour express et un chauffeur de taxi qui lit Le Figaro au volant et veut pas que tu claques la porte - donc oui je disais ça fait plaisir d'aller retirer tes billets et d'entendre alors, une place pour les Solidays...Une place pour Radiohead...
Putain mais je rêve ou c'est déjà vendredi ?!
Ouais, c'est vendredi! Truc de ouf.
Thank you life, thank you love, ai-je envie de te dire.

Sinon à part ça hier soir j'ai mangé la meilleure merguez du monde. Peut-être parce que j'ai passé une heure et quart devant le barbecue avant de pouvoir me la faire. J'étais là avec ma petite fourchette en plastique à surveiller la cuisson pour qu'elle soit saisie dessus dessous, les gens venaient me parler - je suis très populaire dans les soirées - je tournais la tête deux secondes et demie et plouf! plus de merguez. Quinze fois de suite quand même.
En écrivant ça je réalise qu'en fait les gens ont du pensé que j'étais préposée à la merguez!
Y a même une nana qui m'a dit "Attends je te débarrasse tout pour que tu puisses y voir plus clair avec les merguez"
Bon sang mais c'est bien sûr! Mille milliards de milles sabords! Bachibouzouk! C'est donc pour ça que les gens se servaient joyeusement! Et vu que je n'en faisais griller qu'une à chaque fois ils ont du se dire que je manquait cruellement d'efficacité comme préposée à la merguez.
S'ils savaient. Que c'était ma première merguez party.

Sinon là aussi ce fut une soirée de malade mental. J'étais particulièrement fière de ma tenue disco, de mes bottes dorées et surtout de mes faux cils, qui ont fait l'unanimité.
J'ai parlé russe avec un  Biélorusse dans la cuisine. Puis j'ai fumé de la drogue et tout est devenu flou.
Je me souviens d'une longue conversation assises sur les marches avec Khad, et son mec qui faisait des allers-venues déguisé en Polnareff pour nous tenir au courant des faits et gestes de Stéphane, je me souviens des bruits de vomissements venant de derrière les buissons, je me souviens de gens qui gerbaient par la fenêtre, je me souviens que j'ai cru que ma vie était finie parce que j'avais perdu mon sac, je me souviens d'un taxi retour à 50 euros, je me souviens de Ben qui ne dormait toujours pas et qui me dit "T'es bourrée!" moi qui nie "Arrête ça fait vingt-cinq minutes que t'es derrière la porte à essayer de l'ouvrir!", je me souviens avoir ensuite apporté un soin tout particulier à faire preuve de dextérité dans mon déshabillage pour lui prouver que j'avais tous mes esprits, et m'être lamentablement vautrée sur la table basse en retirant ma botte.

Thank you love, thank you life, ai-je envie de répéter.
Eh, mec, t'as pas un gimmick, mec, t'as pas un gimmick ?

Sinon y a Coldplay qui passe en octobre et les places sont en vente le 6 juin, si ça intéresse quelqu'un.
Je dis ça, j'aurais peut-être plus de réussite qu'avec Francis Cabrel.

Et la dédicace-au-beauf du jour:
Laeticia
Tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie
Et l'enfer, devient comme un espoir
Car dans tes mains je meurs chaque soirs
Je veux partager autre chose que l'amour dans ton lit
(Des odeurs de pets, par exemple?)

Posté par Tarama à 20:22 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 29 mai 2008

Agathe The Blues

Croucrouch m'ayant ENFIN souhaité mon anniversaire, je peux à présent poster à nouveau.

Mais brièvement, hein.
Je dis ça à chaque fois.
Mais la diarhée verbale, c'est plus fort que moi.
(La diarhée tout court, d'ailleurs. Si on nous mettait sur un ring... Putain on avait dit plus de scatophilie, ça fait fuir le fan de mon pote Johnny. Oui, parce que....

(Click! Comme dirait Adam Sandler)
johnny
Quand même.
Faudrait pas perdre son lectorat. Aussi, dirais-je, BRAVO LAETICIA!)

Donc. Apart from that, j'ai eu des cadeaux. Des beaux, des gros, des petits, des jolis.

Beau-papa nous a invités, Mum, Bro, Ben et Oim, au restaurant. Chose surprenante: Ben n'a pas insulté le serveur.
Faut dire, y en avait qu'un, un peu blond et avec des nichons. Du genre inoffensif quoi.

Mum m'a confectionné de ses blanches mimines un super album photo, avec textes explicatifs sur la page de droite, retraçant la folle épopée des chats de la famille. Y avait mon grand-père, ma tante, la maison de Rouen, mon premier chat Graffiti - eh ouais, ça s'invente pas!, encore châton quand il m'a été offert, puis gros chat obèse et impotent dans sa nouvelle famille (on m'en avait retiré la garde pour cause de manque d'attention, et je ne m'en suis jamais réellement remise), et puis Cléopâtre et sa portée de six.
(Note pour plutard: penser à vider les appareils numériques qu'on emprunte, sous peine de voir circuler entre les mains de chaque membre de sa famille des photos de son mec en train de checker avec un animal.)
J'ai aussi eu droit à une grille de mots croisés élaborée par mon père, pleine de références à ma mère, à lui, et à leurs amours. Un vrai bijou de finesse d'esprit, de culture et d'intelligence. Mon père, ce héros. Ca m'a un peu collé le blues. Comme toute la musique que j'aime. (Mon pote Johnny!)
Puis, des produits de beauté Body Shop et Baby-Doll d'Yves Saint-Laurent.
Et un pot de caramel à tartiner. (Ma mère sait, pour ma boulimie...)

Ma tante m'a offert une très jolie robe bustier imprimée marine. I just love it. Et des Tropéziennes.

Ma belle-soeur m'a fait cadeau d'un coffret Wonderbox, donnant droit, au choix, à une nuit d'hôtel dans un palace francilien, un repas gatronomique pour deux, une journée UV, un vol en avion privée de ligne ou un parcours sportif en forêt de Fontainebleau.
Dur dilemme.
Je pense néanmoins mettre à profit la nuitée offerte pour nous offrir un week-end chez Mickey, vu qu'un des hôtels proposés est à dix minutes du parc.
Ce sera mon cadeau, pour nos un an, dans deux mois. Ouais, ça file, ça court, ça vole, sa mère.
En plus son anniversaire tombe deux jours après.
(Les filles, vous vous souvenez de l'appel en direct de la plage à Barcelone?)

Mon frère, ce grand fou, m'a offert le Wii Fit! Wii wii.
- en fait faut rentrer son poids, c'est ça?
- Non. Pas exactement. Tu ne "rentres" pas ton poids.
- ?
-...
- c'est une balance, Tarama. Elle peut te dire ton poids toute seule.
- oui oui, je sais, hihihi.
Depuis, je ne me déplace plus qu'à Vélib'.
L'autre jour, j'ai voulu faire porte de Clignancourt-St Lazare sans passer par Montmartre et ses vallons ardents, je me suis un peu perdue, et j'ai du me farcir une pente de 67° de dénivellé sur une bon kilomètre et demie. Je faisais du sur place, transpirant à grosses gouttes et grimaçant comme Vincent Lagaff. Mais je suis encore là. Appelle moi Koh-Lantarama.
Ouais elle est naze cette vanne et alors ?
On m'a comparée à Florence Foresti, une fois. Depuis, je me crois tout permis.

- Mon amoureux a juste zappé mon anniversaire.
Ouais, ça se fait trop pas.
Abusé.
J'ai passé la journée à déprimer devant Un dîner presque parfait.
(Donc en vrai, je déprimais pas du tout, mais ça faisait mieux pour le faire culpabiliser de pas être à mes côtés.)
Il est pas très commémoration, de toutes façons.
Je peux pas lui en vouloir, lui c'est tous les jours qu'il me fait la fête.
(je suis morte de rire)
Il me masse quotidiennement, de la tête aux pieds, il m'offre des cadeaux de valeur sans aucune raison particulière, juste parce qu'il est passé devant et qu'il a pensé que ça me ferait plaisir, il se ruine chez le traiteur pour satisfaire ma boulimie, me couvre de sms enamourés, every single day.
Et pourtant, ça m'a fait de la peine, qu'il n'ait rien prévu de particulier pour mon anniversaire.

Y a juste des moments comme ça où tu n'es pas en accord avec toi-même, et où tout sera bon à te faire déprimer.
Je suis dans un de ces moments.
Un peu au fond du trou, avec de temps en temps un bond saisissant vers la surface de la terre.
C'est l'âge, c'est le bilan, c'est tous les trucs que tu ne fais pas, c'est les décisions à prendre, les efforts à fournir qui ne veulent plus sortir.
Alors tu noircis le tableau et tu as l'impression que personne ne t'aime et ne te soutient.
Ce qui est complètement faux, et tu le sais très bien, mais tu as besoin d'en vouloir un peu aux autres à force de n'en vouloir qu'à toi.
C'est chiant d'être triste, et d'avoir le coeur lourd.
Et c'est pas le temps qui me viendrait en aide. Le salaud.




Pour ne pas finir sur une blue note, je voudrais déclarer toute mon admiration à Louis Garrel.
Pas seulement parce qu'il ressemble énormément à mon cousin, qui ressemble lui-même énormément à un BBBrune.
Mais, je sais pas, il a quelque chose. Je l'ai connu Dans Paris, petit bijou néo-néovaguien, adoré par ses Chansons d'amour, et je suis tombée amoureuse dans Actrices.
Je pense à ça, car je viens de l'entendre chanter, as-tu déja aimé, pour la beauté du geste, as-tu déjà mordu, la pomme à pleines dents,  et ça m'a recollé la larmichette comme au cinéma.
L'autre jour, il était interviewé par Laurent Weil pour le Grand Journal, pris un peu au dépourvu.
- Alors là nous retrouvons Louis Garrel. Louis, comment se passe Cannes pour vous?
- Tu me prends un peu de court, je suis en train de fumer une cigarette...
(sourire) Bah ça se passe très bien, mais tout d'abord je voulais embrasser ma chérie: ma chérie! Si tu me vois, je t'aime, mon amour!
Oui donc là je viens présenter blablabla blablebliboblu

Sa chérie, c'est Valéria Bruni-Tedeschi.
Elle a vingt ans de plus que lui.
J'ai trouvé ça beau.
Ca m'a fait chialer.
(Et pas que parce que ça fait de lui le beau-frère de Sarko.)

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jeudi 22 mai 2008

Girls Gone Wild - Grands jeux-concours - End of it

Suite et fin de la fameuse journée, on aimerait bien revenir dans le présent ici. (Surtout que les hommages ne sont que rarement appréciés à leur juste valeur.) Et surtout que le présent c'est aussi le futur proche, et que le futur proche, dans 24h à peine, c'est un peu mon anniversaire. Youplaboum! Ai-je envie de murmurer, comme litote de mon humeur.

Passons.

Retour au Point Ephémère, donc.
Une musique juste énorme,
des serveurs souriants qui t'interpellent pour te dire au revoir quand tu pars sans saluer, des cendriers volants qui te font la portion et demie au prix de la portion tout court,
de jolis reflets ensoleillés sur le Canal en cas de beau temps,
une bâche hi-tech qui te permet de ne pas lâcher ton siège si Line Renaud passe pour te dire "Il va dracher!",
un centre culturel qu'on a pas eu le temps de visiter parce qu'aux nourritures spirituelles il est parfois bon de préférer celles qui remplissent la panse,
et surtout des toilettes dignes de la grande époque du Glam'rock qui te donnent l'impression d'être Christianne F, 13, droguée, prostituée qui débarque dans un squat. Tu t'attends à voir un camé gisant dans un coin, au moins un punk avec le rimmel dégoulinant. Mais non. Tu peux y faire ton petit pissou tranquillou, en déchiffrant les graffitis gravés sur les murs. Cherchez un COT et vous nous trouverez.
En prime, t'as même droit au petit gag de la journée, une nana qui en ressort avec la jupe coincée dans la culotte.
Ouais.
Ca arrive vraiment.

Partant de là, nous poursuivons notre balade, en passant par Chateau Rouge, avec nos sabots.
Non, nous n'avons toujours ni tresses collées, ni dreadlocks.
Cawo et moi, on a pris des glaces, mais comme Ouaoua se convertit et qu'elle a pas encore tout assimilé les bases, elle a juste pris une bouteille d'eau.

On a marché jusque Rambuteau, on a fait un magasin, on devait juste accompagner Ouaoua qui cherchait sa tenue pour le bal de promo, et on est toutes reparties avec notre petit sac blanc à cordon rose.
Dans la boutique, y avait une nana blonde un peu refaite de partout avec des seins en plastique, qui a essayé exactement les mêmes sappes que moi.
Gros moment de remise en question.
Puis Ouaoua et Cawo sont sorties fumer parce que j'avais 12 cintres sur les bras.
Au final, je n'ai pris que 3 articles.
Et personne ne m'a félicitée!

Puis nous sommes allées chez Claire's en quête de l'attirail bling-bling de Ouaoua pour le bal de promo.
Et là, on a trouvé un truc dément d'inutilité mais qu'il nous fallait absolument.
Un pur truc de filles.
Parce que nous, on est des meufs-meufs. (Private joke)

Allez comme je suis d'humeur primesautière, on va jouer un peu.
Vous remarquerez ma persévérance, le précédent grand jeu-concours s'étant soldé par un échec total, avec tricherie à tous les étages.
Je ne désespère néanmoins pas de transformer le monde en une kermesse géante avec stand à saucisses et pêche à la ligne.
Donc.

Le Kaléidoscope.
Avec Cawo en Denise Fabre, et moi en Garcimore. Je vais vous faire un tour de magie.
Il s'agit comme son nom ne l'indique qu'aux plus vieux d'entre nous - ou à ce qui foutent rien le vendredi soir et matent Les Enfants de la Télé - de trouver l'utilité du truc en question:



                                                                  DSC00489

Non, pas la petite vache qui prend sa douche  - et si ça peut rassurer ton oncle, oui c'est moi qui ai servi de modèle pour l'élaboration du sticker,
Ni l'armoire à salle de bain gracieusement offerte - et montée! - par mon cher et tendre,
Ni ces petits dés amusants et roses qui habilleront avec bonheur vos étagères les plus has-been en leur redonnant jeunesse et fraîcheur,
Ni la gracieuse hôtesse qui sait pas prendre une photo avec une seule main - et qui n'est pas, contrairement aux apparences, nue sous son bustier,
Ni encore le mini-bougeoir qui a tellement  sa place dans une salle de bain qu'il y sert de vide-monnaie,
Mais le truc juste à côté, le petit donuts en mousse, qui s'élance,  mais rate le plongeoir.

A gagner: le petit dé rose en bas à droite.

Autre jeu, autre ambiance, autre plateau. A vous Cognacq Jay !

Qui est Qui.
Mais qui est qui?!
Avec moi en Marie-Ange Nardi et Ouaoua en Pépita. (Je sais que tu en rêvais.)
Il s'agit comme son nom l'indique parfaitement même aux plus teubés d'entre nous de trouver qui est qui parmis ces trois jeunes demoiselles dessinées sur Paint via le touchpad difficulté +++.
(Je précise pour limiter les colibets dont ne manqueront pas de m'affubler les personnes représentées.)
(Qui évidemment sont bien plus bonnes et ont de bien plus gros nichons en vrai.)
(Mais qui n'ont en revanche réellement pas de bras, je dis ça pour éviter les gaffes.)

ouardaaCaroo taniaa

Des indices sur nos tenues vestimentaires vous ont été donnés lors des précédents épisodes de Girls Gone Wild, saurez-vous les retrouver?
Je précise que la triche est cette fois-ci formellement interdite, et que des vigiles ont été engagés pour empêcher ce fourbe d'Olivier Chiabodot de participer.

(Si avec ces fabuleux dessins je n'ai pas fait montrer d'assez de talent pour m'attirer un mécénat, je ne sais vraiment plus quoi faire. Tu donnes, tu donnes, tu donnes, et pfiou. Que dalle. Monde de merde. VDM.)

Comme je suis un peu perfectionniste je me dois de clore la narration de la journée, mais comme je suis encore plus flemmarde je vais faire dans l'over-succint.
- On a été à la piscine à côté de chez moi pour la dernière demie-heure d'ouverture
- Les gens ont confondu Cawo avec Laure Manaudou, à cause de son papillon sur le biceps
- Ouaoua a été très impressionnée par mon merveilleux retournement coulé professionnel en fin de longueur
- On a réussi à nager malgré les bombes explosant de partout, et quand j'ai croisé Cawo, le port de tête altier, comme toujours, elle n'a pu contenir un quel parcours semé d'embûches! de bon aloi
- Après, c'était affreux. On a du se séparer, parce qu'on avait toutes pris du déo, mais ni shampoing ni gel douche.
Il y a eu des larmes.
- On est rentrées se changer chez nous et j'ai fait semblant de prendre ma douche mais comme y avait personne dans l'appart j'ai vite arrêté et j'ai cherché un soutien-gorge pendant trois quarts d'heure.
- Comme j'ai pas trouvé de soutien-gorge j'ai mis un des bustiers que j'avais achetés plus tôt dans la journée, et j'ai rejoint Ouaoua, qui portait sa nouvelle grenouillère fashion et son nouveau bling-bling.
- Cawo est arrivée peu après et elle aussi portait son achat du jour
- On s'est bourrées la gueule au Cabernet d'Anjou
- Ouaoua a fait l'imitation de Céline Dion la plus drôle du monde
- Ouaoua a vomi. En deux fois. Mais c'est parce qu'elle venait d'apprendre que sa petite soeur était enceinte. Ca s'appelle l'empathie. C'est beau.
- On a lu les carnets de jeunesse de Ouaoua
- On s'est bougées jusqu'au Social Club, qui n'avait vraiment rien de Buena Vista, et qui est aussi hype et agréable que le Macumba Club de Châlons-en-Champagne
- Y avait que de la techno allemande à te donner envie de t'arracher le crâne par les narines, j'ai commencé à râler, et tellement personne que les employés venaient mettre un petit carton réservé sur ta table de 16 quand tu t'y posais à 3
- On a fait du Vélib' et le mien était cassé alors j'ai continué à râler
- Finalement on a pris un taxi après avoir ramené Cawo et j'ai failli régurgiter, mais je n'ai qu'un frère et à ce qu'il paraît les hommes ne tombent pas enceints alors je me suis refusée à vomir.
- Je suis rentrée me coucher, je me suis glissée dans les bras de mon amoureux, en me disant que j'aimais mes amies car c'était les plus wild crazy sex cool du monde et que la vie était belle.

Et demain j'ai 26 ans et je suis en dépression.

Posté par Tarama à 14:39 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 18 mai 2008

Once upon a time, were the holidays...

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Les sirènes du port de La Ciotat...

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Yeti's step

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Sky on the rocks

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Cast me if you can

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Sea, sand and sun

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Ouarda

Ouais parce qu'aujourd'hui sera une bloody feckin' good day, ou ne sera pas.

Bon dimanche à tous !

Kissouillis !

Posté par Tarama à 11:28 - C'est un peu cliché... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 16 mai 2008

Il était une fois, les vacances...

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Lil' Fat Daisy

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Take a Kayak !

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Golden Sky

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Sur le port de la Ciotat...

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Soul's mirror

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La Baigneuse

Ouais parce que ça y est, le Soleil a de nouveau rendez-vous avec la Lune, mais la Lune n'est pas là, et le Soleil l'attend, et nous on reste comme des cons totalement impuissants à regarder sa peau se dépigmenter peu à peu.

(Ils font les UV gratuits pour les abonnées chez BodyMinute, m'enfin, tout de même! Je ne mange pas de ce pain là.)
(Surtout que je trouve plus mes lunettes.)
(
Non, je n'irai pas.)

White is also beautiful.

La Môme/ J'ai démandé Jean-Luc Mélenchon en épousailles sur FaceBook, il y a de ça quatre jours.
A l'heure où je vous écris, je n'ai toujours pas obtenu de réponse.
Je stresse.

Posté par Tarama à 15:53 - C'est un peu cliché... - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 14 mai 2008

Girls Gone Wild - Le Point Ephémère

Mais la route est longue, jusqu'à la gare de l'Est.
Telles deux randonneuses chevronnées se lançant à l'assaut du GR20 dans le maquis corse, nous décidons de suivre la route du 31, notre bus, notre bataille.

Je laisse Ouaoua passer devant, je suis galante.
Je suis surtout dépourvue de tout sens de l'orientation, je me balade d'ailleurs toujours avec un plan détaillé pour aller du métro à chez moi.
Ben m'a confectionné une petite carte plastifiée avec mon nom et mon adresse, que je porte autour du cou comme un étandard. Je l'aime beaucoup. Elle me donne l'air intelligent.

Nous filons comme des papillons de lumière sur la rue Ordener, laissant derrière nous une traine de poussières d'étoile et du bonheur dans tous les coeurs.

Le temps est parfait. Un soleil chaleureux, une légère brise rafraîchissante, personne d'autre sur la piste. Juste nous, et le 31.

"ON EST DES THUG!" Me hurle une Ouaoua débordée d'euphorie.

Moi, j'en profite pour comprendre que les feux de signalisation ne servent pas qu'à laisser passer les piétons, mais également les voitures. Une véritable révélation. La jungle urbaine est d'une complexité!

Je vous passe les détails sur le sein de Ouaoua qui voulait se faire la belle, et ma culotte et ses furieuses envie de reconnaissance, on est des exhibitionnistes, on va pas passer l'été là-dessus.

Apercevant le canal, au loin, je suggère à Ouaoua de passer par cette rue, directement.
Et, fait exceptionnel, je passe devant.
Je me la pète un peu en gravissant la côte, quand Ouaoua me signifie que c'est un sens interdit, et qu'il faut descendre.
Je dévale donc la pente, en sens inverse.
Et je croise Ouaoua.
Qui, elle, poursuit son ascemption vertigineuse.
"Mais? Euh?! Tu m'as dit de descendre ?!" Lâche-je dans un début de sanglot.
"Bah oui, de descendre de vélo!"

Pas grave, je reste digne, et me la pète un peu en faisant un virage à 180% avec ma bicylette.

Un peu plus loin, nous déposons les vélos, poursuivons le chemin à pieds, rejoindre Cawo qui est déjà installée depuis un bon quart d'heure à la terrasse du café.

Autant vous dire que j'avais la méga-pression.
Si l'endroit avait été nul ?
S'il avait ombragé?
Si les prix étaient démentiels, les serveurs moches, la bouffe dégueu?

Je m'avance comme une condamnée dans le couloir de la mort vers une Cawo plus jolie que jamais dans son jean noir et son t-shirt de l'UMP.
J'arrive à hauteur de son visage, je tente d'y décrypter une émotion, un ressenti, un jugement, mais elle est au téléphone.
Je m'assieds en silence à l'autre bout de la table.

Je scrute ses lèvres, tout devient flou autour de moi, le temps semble s'être arrêté.
Les sons me parviennent comme au ralenti.
"Jeeeeeeeeeee vaaaaaaaaiiiiis teeeeeee laaaaaaaaiiiiiissseeeeeeeeeeeeer....."
Sa main se rapproche du combiné, lui inflige une légère pression, un flupt mécanique se fait entendre, l'appareil est posé sur la table.
A cet instant, nul ne peut déterminer à quelle sauce je vais être mangée.
Chaque seconde apparaît être une éternité.

Un larme de sueur prend naissance au creux de ma tempe gauche.

Cawo se tourne lentement vers moi, je crois discerner une amorce de sourire, je n'ose y croire, je retiens mon souffle, les comissures remontent, j'aperçois une dent, puis deux, puis douze, elle sourit! ELLE SOURIT!
"Excellent choix!"
Le verdict est tombé, je respire à nouveau, et rapproche ma chaise de celle de mes deux amies.
Nous pouvons à présent bruncher !

Le serveur s'approche le carnet à la main et je demande si le joli petit coquillage en alu sur lequel sont posés sel et poivre peut faire office de cendrier, ce à quoi il me répond "grave".

Notre commande arrive rapidement, le soleil bat son plein, le canal brille de mille reflets de nacre et d'essence, la journée ne fait que commencer, je suis bien.
Le baggel saumon a lui aussi un petit goût de paradis. Je vous le recommande vivement, le poisson est si généreux qu'on dirait qu'on t'a collé un saumon entier entre deux tranches pain au sézame délicieusement nappées d'une crème légère comme le bonheur.
J'en suis à cette reflexion de félicité totale quand une bourrasque sortie de nulle part renverse l'intégralité du contenu du joli petit coquillage en alu dans mon assiette.
Soupoudré de cendres, mon baggel au saumon est.

(Là je dois avouer mais à voix très très basse que je l'aurais bien terminé quand même et qu'il a fallu faire preuve d'une volonté de fer pour me réfreiner.)

Oh! Mais quelle horreur! Je ne toucherai pas une miette de plus, qu'on me renvoit ce plat en cuisine manu militari!

(Là je dois encore avouer à voix très très basse que je vous ai grillé les meufs à vous gausser éhontément de ma petite mésaventure saumonière, mais que par pudeur, je n'ai rien dit.)

Cawo alerte le gentil serveur de l'incident, et mon assiette est changée, manu militari, et avec le sourire.
Cet endroit est paradisiaque.
L'occasion d'échanger les dernières brèves de comptoir et de se tenir un peu les côtes.
- X, il fume chez le coiffeur. Je trouve ça ouf!
- Bah ouais, c'est normal! Avec le petit thé...
- J'sais pas, c'est pas un peu risqué, si tu fais une coloration?
- Au pire, ça te donne un blond cendré.

Nous terminons notre repas dans une rare béatitude, des projets plein la tête et des envies d'absolu.

To be continued...

Posté par Tarama à 13:10 - J'ai testé pour vous - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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